La Boîte Noire de Darwin

La Boite Noire de Darwin

Michael Behe

"La Boite noire De Darwin", aux éditions Presses de la Renaissance, 2009

Le concept central de cet ouvrage est celui de complexité irréductible. Un système est irréductiblement complexe, s’il est formé d’un grand nombre de composant,  et s’il cesse de fonctionner une fois que l’un des composants a été retiré.

Si un système correspond  à cette définition, il n’ a pas  pu se former à partir  d’un processus de mutations au hasard et de sélection naturelle,  car la sélection ne peut sélectionner quelque chose qui ne marche pas.

L’auteur passe en revue différents systèmes biochimiques existants dans nos cellules. Le processus de la cicatrisation sanguine, la rotation du flagelle d’une bactérie, le système immunitaire, et la façon dont il produit des anti-corps.

Le dernier domaine est celui des mécanismes du transport existant à l’intérieur de la cellule. Devant l’extraordinaire complexité irréductible de tous ces systèmes, l’auteur en conclue qu’il n’ont pas pu être élaborées de façon naturelle,  mais nécessite l’intervention d’une intelligence extérieure aux lois de la nature. Il retrouve ici un très vieil argument, celui  de Willian  Paley  contre lequel avait longuement combattu Darwin. Pour Paley quand on trouvait une montre sur sa route, on ne pouvait certes pas attribuer son origine  à l’érosion due au vent et à la pluie,  il fallait postuler  l’existence d’un concepteur.  C’est exactement la même chose nous dit ici, Behe.

Cette conclusion a été accusée par de se situer en dehors de la science, puisqu’ elle postule un viole des lois de la nature, mais Behe fait remarquer qu’il ne fait que prendre la suite de Darwin en posant la même question,  mais à un autre niveau.

Toute l’oeuvre de Darwin  consiste à répondre à la question : les êtres vivants  sont-ils des créations séparées faites par un concepteur ou proviennent-ils les uns des autres  par un phénomène  d’évolution du à des  lois naturelles.  Bien évidemment, Darwin conclue en ce qui concerne les organismes,   en faveur de  la seconde solution.

Behe pose donc la même question, mais au niveau des mécanismes de base de la cellule,   et répond lui que la première option est à ce niveau-là,  la plus probable,  sans contester nullement la conclusion de Darwin au niveau des organismes vivants:  c’est-à-dire en acceptant que les êtres vivants  dérivent les uns des autres  et n’aient pas donné  lieu à des créations  séparées.

Sommaire

  • Préface

I. LA BOÎTE EST OUVERTE

  • 1. Une biologie lilliputienne
  • 2. Les écrous et les boulons

II. EN EXAMINANT LE CONTENU DE LA BOÎTE

  • 3. Ramez, ramez, faites avancer votre bateau
  • 4. Rube Goldberg dans le sang
  • 5. Depuis ici jusque-là
  • 6. Un monde dangereux
  • 7. Cadavre d’animal sur la route

III. QUE NOUS DIT LA BOÎTE ?

  • 8. Publier ou périr
  • 9. Intelligent Design ou la Conception intelligente
  • 10. Questions relatives à la conception
  • 11. Science, philosophie et religion
  • Postface : 10 ans plus tard
  • Appendice : la chimie de la vie
  • Notes